Qui vole avec vous ?

À propos

helicoptere.be, c’est Patrick Van Hoof : un passionné qui organise des vols en hélicoptère au départ de l’aérodrome de Namur-Temploux et qui prend encore place à bord à chaque sortie, aux côtés d’un pilote instructeur. Voici son histoire, ses machines et son équipe.

Mon histoire

Une passion devenue un métier

Le rêve, dès 17 ans

C’est à mes 17 ans que les machines volantes ont commencé à m’intéresser, dès que j’entendais un hélicoptère de loin, j’arrêtais tout activité pour me coller à la fenêtre pour le suivre des yeux jusque sa disparition totale. D’où cela me vient ? Aucune idée !

Quand je suis revenu de l’armée à 26 ans, je me suis dit que je ne devais pas mourir, quel qu’en soit le prix, sans avoir réalisé mon rêve, apprendre à piloter cette magnifique machine.

Un métier me permettait de bien gagner ma vie mais, pas au point de me lancer dans une formation de pilote hélicoptère, j’ai donc tenté l’ulm (qui à cette époque ne tenait qu’à un fil comme ma vie), l’avion aussi mais, tout cela me semblait bien fade, j’ai alors testé l’initiation au pilotage hélicoptère. Bien entendu, cela a été une catastrophe sur le pilotage mais c’est bien cela que je voulais faire, j’en avais la ferme conviction.

Le médical, le budget, un mois à Issy-les-Moulineaux

Un instructeur me conseille de commencer par la visite médicale belge obligatoire.

Bilan, retour négatif et définitivement inapte sans aucune explication !? C’est mon médecin qui a eu les renseignements plusieurs semaines plus tard, j’étais myope ! Ha bon, c’est pour cela que je porte un truc sur le nez ! Autant d’examens pour me sortir cela …

Je n’abandonne pas, sous les conseils de mon instructeur, je vais voir si en France je suis autant considéré comme handicapé à vie.

Résultat, je peux voler à condition de porter mes lunettes. Ben tiens, comme si j’allais voler sans mes lunettes !

Maintenant que j’ai mon médical en main, il me faut encore régler un problème, le budget que je n’ai pas !

Une fois le tour des banques réalisé, il me fallait bien accepter qu’elles ne prêtent pas pour ce genre de projet et c’est en passant par un courtier qui m’a fait un magnifique montage, que j’ai pu obtenir le budget à crédit, j’en avais pour 15 ans mais, la mensualité était supportable vu que j’avais un métier, aucun souci.

Après une recherche rapide (au hasard) d’une école de pilotage en France et une prise de contact, me voilà à Issy-Les-Moulineaux pour régler les derniers détails. Je vais y passer un moins en formation intensive et je loge sur place pendant mes « vacances ».

Je ne savais pas à quel point j’allais souffrir, normalement, on ne fait pas une formation sur un mois sans laisser le temps au cerveau de décanter les informations. Le soir j’étudiais la théorie, le jour je volais. Quand il ne faisait pas bon, on faisait de la théorie.

Je dis bien presque, car il me fallait encore quelques heures de vol mais, plus de finances pour les faire ! Abandon ?

Pas du tout ! Comme je m’entendais bien avec mon instructeur, il me propose de venir sur Paris chaque WE et de là je faisais des mises en place pour lui sur des sites où il faisait des baptêmes de l’air dans toute la France, cela a duré deux ans et demi.

Un jour il décide de partir au mont-Saint-Michel, un peu loin de ma Belgique pour venir tous les we (Hervé, Sandrine, si vous me lisez), donc tout doucement, je perds le contact avec eux, pas de finances pour voler.

Cloué au sol, puis de nouveau en l’air

Cloué au sol pendant quelques années, je perd mes droits, plus de médical, plus de licence valide, aucun espoir en vue. Donc par dépit, comme c’est le début d’internet, je crée un site dans lequel je partage ma passion pendant quelques années.

A la longue, j’ai des visiteurs du site qui me demandent comment faire pour voler et je trouve une société d’hélicoptères à qui j’envoie les clients en espérant un retour de temps en temps si je peux mettre mon postérieur dans un hélicoptère.

Le temps passe et puis je me réveille, je suis occupé à envoyer une série de clients à cette société et rien en retour, même pas un email.

Je me décide alors d’aller les voir et négocier avec eux un prix de location. Ensuite, c’est moi qui organise les vols en prenant une marge destinée à me permettre de reprendre les commandes, cela marche beaucoup mieux et je me rends compte que cette activité fonctionne très bien.

Maintenant que j’avais tout perdu, je me pose la question si je repasse ma licence, car les lois ont changé, c’est devenu européen et il me faut tout recommencer. Finalement, je décide de continuer comme je fais actuellement, plus de licence mais, je continue de voler régulièrement avec un instructeur et cela me convient parfaitement.

J’accumule les heures dans ma tête remplie de souvenirs, plus sur un carnet et j’apprends chaque fois que je vole un peu plus. C’est devenu un « travail » mais qui me procure un énorme plaisir et surtout, cela ne me coûte plus rien, c’est l’activité qui me permet de voler, que demander de plus !?

Il fût heureux et fit beaucoup de rêves réalisés 🙂

Les machines

La flotte

Selon la mission, le vol se fait sur l’un de ces appareils, basés à Namur. Le modèle est choisi avec vous : nombre de passagers, durée, prises de vue.

Robinson R22

Deux places. La machine de la formation et des initiations au pilotage : légère, réactive, elle rend chaque geste aux commandes lisible.

Robinson R44

Quatre places. L’hélicoptère des baptêmes et des balades : jusqu’à trois passagers à bord avec le pilote.

Airbus AS350 Écureuil

Turbine, jusqu’à cinq passagers. Pour les groupes, les missions plus longues, le transport et les prises de vue aériennes.

Sur certains appareils, les portes peuvent être retirées pour des photos aériennes sensationnelles.

L’équipe

Patrick et des pilotes instructeurs

Patrick Van Hoof organise chaque vol, vous accueille sur place et prend place à bord. Aux commandes : des pilotes instructeurs professionnels, les mêmes qui forment les élèves pilotes.

Les pilotes instructeurs : Nicolas de Gastinnes, François Grimberg, Benoît Siméon.