Initiation au pilotage hélicoptère – partie 01

Avant de monter dans son hélicoptère, on fait d’abord un tour de la machine pour vérifier que visuellement tout a l’air normal.

Bouchons de réservoir en place…

Capots fermés, boulons bien en place (pour le vérifier, le boulon reçoit un point blanc qui colle sur l’écrou et le corps du boulon, si l’écrou a bougé, les points blancs seront décalés), niveau d’huile (un hélicoptère consomme d’office de l’huile), vidange eau dans le fond du carburant (c’est comme le cholestérol, si il y a de l’eau et qu’elle gèle en altitude, les tuyaux se bouchent et le moteur s’arrête).

Le niveau d’huile est plus facilement accessible sur le H300c que sur le R22 🙂

Ensuite on injecte durant quelques secondes du carburant, contact et on met le moteur en route  en gérant la poignée de gaz.

Dés que le moteur démarre, on ajuste les gazs, on met en route quelques accessoires électriques et le clutch (embrayage)

Le fonctionnement est un peu différent selon le H300C ou le R22. Pour le R22 c’est un puissant moteur électrique qui pousse sur le cardan vers le haut. La poulie sur ce cardan est connecté au moteur par deux courroies. Au plus le cardan monte, au plus les courroies se tendent et entraînent alors la poulie de la boîte de transmission (et le rotor de queue).

Pour le H300C, c’est aussi un moteur électrique qui par un système de vis sans fin fait rentrer la tige dans le moteur qui relié à un système de poulie tend également 6 courroies qui relient la poulie du moteur, la poulie de la boîte de transmission et la poulie de l’embrayage

On met immédiatement le rotor en charge pour que le moteur chauffe plus rapidement. Il n’est pas question de partir tout de suite car une fois que l’on va lever la machine, le moteur va brusquement monter en température, ce qui n’est pas bon pour lui, il faudra donc patienter en attendant qu’il chauffe, des indicateurs nous donnent la température de l’huile et du bloc moteur, en attendant qu’ il chauffe, le pilote fera quelques tests selon une checklist et augmentera progressivement les gazs.

On devra veiller également sur la température quand on posera, en effet quand le vol est fini et qu’on pose la machine au sol, le moteur est très chaud, pas question d’arrêter brusquement le moteur sinon par le choc de température, des pièces du moteur risquent de se déformer, donc on attend que la température redescende avant de couper le moteur, de même on débrayera le rotor pour soulager le moteur et provoquant un refroidissement plus rapide.

Maintenant que le moteur est chaud, les tests sont tous positifs, on amène progressivement le moteur à 100% (zone verte de l’indicateur). Pourquoi pas moins  pour économiser ou plus ?

Le rotor tourne selon la vitesse du moteur, toutes les performances de la machine sont calculées avec un rotor qui tourne à la bonne vitesse. Si le moteur tourne trop lentement ou trop vite, le rotor aussi. Si le rotor ne tourne pas assez vite, les performances du vol se dégradent très vite et l’hélicoptère n’aura pas un vol stable, pire il va s’écraser. Si le rotor tourne trop vite c’est la même chose, 2 soucis, par la force centrifuge qui tente d’éloigner les pales de l’axe du rotor provoque des charges énormes qui ne sont pas prévues, en plus le bout des pales risquent de passer la vitesse du mur du son et là non plus, c’est pas fait pour, donc on maintient la vitesse du moteur et donc du rotor à 100%.

Dans le cas du H300C, cela se fait en gérant la poignée de gaz, dans le cas du R22, un régulateur gère automatiquement (dans la mesure du possible) la puissance pour garder le moteur à 100%.

Le moteur est chaud, tous les tests sont bons, un coup d’oeil autour de la machine, on est prêt à décoller … ce sera pour le prochain article.

N’êtes vous pas tenté de prendre vous aussi les commandes d’un hélicoptère lors d’une initiation ?
C’est ici que cela se passe

Piloter un hélicoptère

Malgré la difficulté du pilotage et des budgets importants, piloter un hélicoptère est un rêve accessible. Une initiation de 30 minutes vous apprendra si vous êtes apte à piloter et une formation d’un an et demi vous formera pilote privé hélicoptère. Difficile d’en faire un métier mais une école en Belgique pourra assurer votre formation complète et vous louer ensuite une machine pour des balades avec vos amis.

C’est compliqué de piloter un hélicoptère ?

C’est plus compliqué que conduire une voiture mais la difficulté n’est pas insurmontable pour la plupart.
Il n’est pas nécessaire d’être super intelligent, il faut surtout une bonne logique, une bonne hygiène de vie, quelques règles de trois afin de calculer les paramètres nécessaires au vol, une bonne dextérité, de la douceur et une bonne coordination des mouvements. Ensuite, c’est la pratique et l’expérience qui amène petit à petit à pouvoir maîtriser la machine.

En combien de temps je peux apprendre à piloter un hélicoptère ?

Légalement, il faut 45 heures de vol avant de se présenter à l’examen mais souvent il est nécessaire de faire quelques heures de plus afin d’être parfaitement prêt, c’est votre instructeur qui vous conseillera selon votre progression dans l’apprentissage.
Vous devez suivre un cours théorique transmis par une école agréée. Actuellement nous commençons une session en février et une autre en septembre. Les cours se passent deux fois par semaine, le lundi et le mercredi de 19h à 22h. Ces horaires permettent à ceux qui ont une activité professionnelle de pouvoir continuer de travailler normalement tout en suivant la formation. Cette formation dure environ 3 à 4 mois, 99 heures au total dans des matières comme la météo, la navigation, l’administration, l’avionique et ressources humaines.
La première chose à faire est de passer l’examen médical pour s’assurer d’être apte à voler, ensuite vous commencez la théorie et en même temps vous commencez votre formation pratique à raison idéalement de 1h de vol par semaine.

Certains sont tentés de se dire, pourquoi ne pas aller plus vite ?

Même si vous avez le budget, c’est pratiquement impossible de progresser en volant ‘trop’ souvent.
Piloter un hélicoptère envoie une très grande quantité d’informations au cerveau, et le cerveau, comme une baignoire sans bouchon qu’on remplit trop vite, il déborde !
Une fois qu’il a reçu ce flot d’informations, il faut du temps au cerveau pour le traiter, le classer et apprendre dans les meilleures conditions. Une heure de vol par semaine est largement suffisant. Parfois, surtout au début, la formation est courte, comme par exemple 30 minutes (et croyez moi que cela suffira à vous vider votre énergie) et d’autres leçons sont plus longues, comme des grandes navigations. Une fois que vous avez un peu d’expérience, les leçons durent entre 30 et 60 minutes.
On peut compter qu’une formation complète va durer en 1 an à 1 an et demi.

Piloter un hélicoptère, c’est cher ?

Quel question désagréable 🙂
C’est un budget assez important, tout dépend de ce que l’on veut faire par la suite. Ce qui coûte, c’est la location de la machine qui demande plus d’efforts financiers. Sachant qu’actuellement la location d’un R22 coûte 500 euros ttc, les 30 minutes de leçon vous coûteront 250 euros. Si on additionne les cours théoriques, pratiques, l’examen médical et le petit matériel nécessaire au pilote, il faut compter un budget global d’environ 23.000 euros.
Mais ne pas oublier que par la suite, il faudra voler régulièrement.

Piloter un hélicoptère un métier ?

Dur dur !
Une fois que vous avez atteint le niveau de pilote privé, ce n’est qu’une étape. Vous pouvez voler pour votre plaisir, amener un ami en balade mais pas du tout vous faire payer pour voler.
Pour devenir professionel, il faut continuer des cours théoriques, des vols pratiques (150H) et au bout du chemin, malheureusement, vous n’êtes encore nulle part car pour qu’une société vous engage et vous confie des machines qui valent des millions d’euros, ils vous demandent une chose que vous n’avez pas, une expérience de vol. Une société cherchera un pilote qui peut se targuer d’avoir entre 2000 et 5000 heures de vol, imaginez le budget et le temps qu’il faudra, à vos frais !
C’est pour cela qu’un pilote sortant de l’armée avec des milliers d’heures de vol par exemple aura beaucoup plus vite une place de pilote dans le civil, alors que vous avec le peu d’heures que vous avez eu du mal à cumuler …
Actuellement, en Belgique, il n’y a pas encore d’écoles qui forment les professionnels, il faut aller en France pour en trouver, mais ensuite vous avez une licence européenne qui vous permet de travailler partout en Europe.

C’est foutu alors ??

Non, pas tout à fait. Vous pouvez par exemple chercher du côté du Canada, les locations sont moins chères, certaines écoles vous forment et vous donnent ensuite du boulot (transport de bois en forêt par exemple). Vous cumulez des heures et après une période de conversion en Europe, vous pouvez amener votre expérience dans une entreprise si cela se présente.
Les USA aussi apportent quelques fois une solution possible, mais il faut toujours vérifier que la licence est ensuite transformable en Europe, pas souvent le cas des USA dont les normes sont différentes.
Il reste aussi la débrouille, un site internet, un réseau de clients et vous construisez votre propre activité mais ce ne sera pas facile !

Dans quel école je peux apprendre à piloter un hélicoptère ?

Pour l’hélicoptère en Belgique il y a une école à Obaix-Buzet et Namur. On a tout sur place, la salle de cours pour la théorie, plusieurs machines pour la pratique, des instructeurs excellents. Une dizaine d’élèves font la formation à Namur chaque année et le taux de réussite est de 100% à ma connaissance car l’instructeur ne vous laissera passer l’examen qu’avec la certitude que vous allez réussir, ils ne comptent ni le temps ni les efforts pour vous former dans les meilleurs conditions.

Je peux essayer de piloter un hélicoptère ?

Si vous voulez savoir si vous serez apte à voler, il vous suffit de faire une initiation, dans les premières minutes de vol, l’instructeur pourra déterminer et vous dire si oui ou non vous avez ce qu’il faut pour suivre la formation. Bien entendu, dans les premières minutes vous ferez toutes les erreurs en même temps mais l’instructeur est habitué selon votre attitude, vos réactions et votre capacité à faire ce qu’il vous dit, de voir en vous la faculté de pouvoir piloter ou non, et il vous le dira tout de suite.

Jolie balade à faire

Une jolie balade à faire …

Départ depuis Clavier (tout près de Durbuy), vol vers St Hubert pour prendre un café et retour vers le restaurant “Les Mignées”, on mange à son aise et ensuite retour à Clavier … pour un vol total de 30 minutes (sans le prix du repas), 400 euros pour 2 personnes

Contact 0475 667802 ou info@helicoptere.be